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DYNAMIQUE DE LA FILIERE "BIOMASSE" EN AUVERGNE

Connaissance de la ressource :

La connaissance de la ressource est bonne sur le secteur forestier, grâce aux données de l’inventaire forestier national (http://inventaire-forestier.ign.fr) rattaché à l’IGN et son utilisation est bien connue grâce aux enquêtes annuelles de branche (EAB) disponibles sur DISAR ([https://stats.agriculture.gouv.fr/disar/]), le site du service de la statistique et de la prospective du ministère de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt .

Elle l’est un peu moins sur le secteur agricole (pailles et autres déchets de cultures, effluents d’élevage).
Côté agricole, la référence est l’Observatoire National des Ressources en Biomasse (https://observatoire-biomasse.franceagrimer.fr).
Quelques études spécifiques à la ressource de matières méthanisables sont disponibles à l’échelle départementale mais toutes ne sont pas publiques. Elles mettent en évidence un potentiel alléchant.

La ressource de biomasse bocagère peut être considérée comme un sous ensemble de la biomasse agricole. Elle n’est pas très bien connue, même si des acteurs comme les chambres d’agriculture, en lien étroit avec la Mission Haies d’Auvergne commencent à s’y intéresser dans certains territoires.
Le potentiel théorique est de plusieurs dizaines de milliers de m3 par an, mais se heurte à des difficultés de mobilisation autrement que dans des circuits courts : elle a cependant un intérêt à la fois en terme d’entretien du territoire et par le fait que cela décharge d’autant l’approvisionnement des unités industrielles.

Des usages classiques et d’autres émergents :

Le bois énergie est à considérer comme un moyen pour aider à faire sortir de nos forêts le bois d’œuvre qui est « le sujet » du moment. C’est un bon moyen, mais ce n’est pas aujourd’hui une fin en soi : il faut se préparer à n’utiliser à terme que du bois en fin de vie pour couvrir les besoins énergétiques.
Il faut toujours avoir en perspective l’utilisation du bois comme source de matière première pour des processus technologiques qui restent à inventer, dans le cadre d’une économie décarbonée.
Même si c’est une énergie peu chère, les efforts doivent d’abord porter sur les économies de consommation.
Il est essentiel d’être vigilant sur ce que l’on récolte, et la façon dont on le fait.
Le partage équitable des plus-values entre tous les acteurs doit être un souci permanent."