Clap de Faim du Défi agri-culinaire
1 journée d’échanges entre 2 mondes qui se côtoient sans se connaître : agriculture et cuisine avec un parrain pour faire lien Jacques Marcon.
Ce 21 avril au Lycée agricole de Cibeins, quelle journée riche d’enseignements, d’engagements, d’énergie à partager !
Pour les 14 établissements représentants les 7 projets du défi agri-culinaire : 135 élèves, 40 enseignants et autant d’invités pour
Comprendre d’où vient le produit pour mieux le transformer et le magnifier dans l’assiette en racontant son histoire au consommateur, l’essence même du défi agri-culinaire.
Quelques mots entendus au fil de la journée
- « Retrouver du sens collectivement » : parce que l’agriculture et la restauration sont des métiers d’avenir, où l’intelligence collective fait la différence.
- « Respecter et écouter l’autre pour le comprendre » : un dialogue essentiel entre producteurs et cuisiniers, entre territoires et consommateurs.
- « Les jeunes, vous avez le pouvoir de changer les choses » : une invitation à s’emparer des enjeux alimentaires et environnementaux.
- « Aider la population à mieux manger, à aider le territoire » : un engagement concret pour une alimentation durable et locale.
- « Nous sommes des métiers de passion » : une fierté partagée, qui donne envie d’innover et de transmettre.
- « C’est ensemble que l’on peut sauver les choses, se remettre en question » : la preuve que la collaboration entre agriculture et restauration est une force pour relever les défis de demain.
- Des témoignages engagés
Les jeunes ont écouté avec attention ces témoignages de professionnels engagés :
Jacques Marcon, qui avant de parler cuisine et gastronomie, aborde les questions de rotation de cultures, de saisonnalité du potager du restaurant. Jacques Marcon compare la haute gastronomie à la Formule 1 où l’on va chercher l’excellence, l’amélioration technologique pour repousser les limites. En cuisine, cette excellence s’applique à la cuisson, à l’assaisonnement, au sourcing du produit, innover pour une cuisine durable.
Claire Corbel Prieur rappelle aux jeunes qu’il n’y a pas qu’un modèle d’agriculture mais qu’on peut fonctionner différemment aussi comme dans sa ferme collective de Quincieux. L’exploitation valorise le collectif et prône le lien avec les habitants et le territoire.
- Des projets partagés
Les apprenants ont partagé leurs expériences transversales allant de la terre à la table, leur travail commun. Ils se sont transmis ces gestes de leurs métiers respectifs : lever les filets, planter les échalotes, préparer les semis, rouler les volailles, tailler en brunoise, mijoter le bouillon, préparer la carcasse, servir le client. Ils ont raconté leur projet appuyé par les images du film.
- Des réflexions
La gastronomie, peut-elle être un levier pour une alimentation saine et durable ?
Autour de la table :
Jacques Marcon, chef 3* des Maisons Marcon
Christophe Lavelle, chercheur Muséum national d’histoire naturelle et au CNRS,
Benjamin Garcia, Nourrir l’avenir pour aider la restauration collective dans sa transition environnementale
Pascale Delyon, soutient le Défi culinaire des quartiers prioritaires de Grenoble Alpes Métropole
Eric Angelot, viticulteur dans le Bugey
Merci à nos partenaires sans qui c’est première édition n’aurait été la même :
- Le conseil régional pour le co-financement des lycées
- Eicar Lyon pour la réalisation du film du Défi
- le Crédit Agricole Auvergne-Rhône-Alpes pour son soutient financier
Fort de cette première édition, la DRAAF Auvergne-Rhône-Alpes relance le Défi agri-culinaire avec dépôt des candidatures jusqu’au 5 juin.
Dossier disponible sur le site de la DRAAF
Le film, réalisé par l’école Eicar, retraçant les 7 projets.
Défi agri-culinaire
Photo Stella Bourgeois