La peste porcine (PPA) : se préparer à la crise

L’éleveur est le premier acteur

Point de situation peste porcine africaine (PPA)

La PPA est potentiellement la prochaine crise sanitaire en France car 3 pays voisins et 19 pays d’Europe avec lesquels les échanges de personnes, d’animaux et de denrées sont très importants, sont infectés.

Cette maladie virale touche les porcs domestiques et les sangliers mais n’est pas transmissible à l’Homme. Elle peut se transmettre par contact avec des animaux malades, des supports inertes comme du matériel et les denrées alimentaires contaminées. Ainsi, le respect de la biosécurité par les éleveurs est indispensable.

Lorsque la maladie survient, l’ensemble de la filière porcine est impacté du fait des restrictions aux mouvements des animaux et des denrées produites. L’impact sera très important pour la région qui est au 5ème rang national pour son nombre d’exploitation et pour son industrie de transformation dont les produits de charcuterie qui participent au renom de la région.

Se préparer à la crise

Contrairement à d’autres maladies contagieuses, il n’existe aucun vaccin ni médicament efficace contre la PPA.

Ainsi, pour se préparer à la crise :

  • pour tous les éleveurs de suidés : maintenir ou renforcer la biosécurité avec en priorité l’absence d’interface entre suidés domestiques et sangliers sauvages,
    Afin d’accompagner les éleveurs, l’État a financé en 2025 une campagne d’audit gratuits afin de permettre aux petits détenteurs d’améliorer leurs pratiques. Pour la région AURA, 265 élevages ont été audités (30% de la cible) : un effort est donc à mener pour améliorer la situation.

Néanmoins, les apports de cette opération, prévue dans le plan national PPA pour anticiper une crise en France sont nombreux :

  • la formation de nouveaux vétérinaires à la conduite d’audit de biosécurité porcine : ils seront opérationnels pour participer à la gestion de la crise sanitaire ;
  • de nombreux auditeurs non vétérinaires ont été formés, ce qui accroit la sensibilisation des personnels de l’encadrement technique des éleveurs afin de faire progresser la biosécurité porcine et accompagner les éleveurs ;
  • - la mobilisation de nombreux acteurs autour d’une cause sanitaire commune qui seront appelés à travailler ensemble en cas de crise : organisations de producteurs, GDS/OVS, organisations vétérinaires, GTV/OVVT, interprofessions régionales sanitaires porcines, associations régionales sanitaires porcines, chambres d’agriculture, etc).
  • pour le secteur agro-alimentaire (abattoirs, ateliers de découpe et de transformation), déposer un dossier de demande d’agrément zoosanitaire MCA auprès de votre DDecPP.
    Cet agrément zoosanitaire MCA permet d’échapper aux restrictions de circulation (dont celles visant à l’exportation) qui toucheront les animaux et les produits carnés provenant des zones concernées.

La biosécurité

La biosécurité est le seul rempart à l’entrée de la maladie dans les élevages : la biosécurité, tous concernés !
L’éleveur est le premier acteur : Il est de sa responsabilité de mettre en œuvre les mesures demandées sur la biosécurité (prévention) et de surveiller quotidiennement ses animaux et d’appeler son vétérinaire au moindre doute (détection précoce).

Plus d’informations en cliquant sur le lien https://agriculture.gouv.fr/peste-porcine-africaine-ppa-agir-pour-prevenir
Pour suivre l’actualité PPA en Europe, cliquez sur le lien : https://plateforme-esa.fr/fr/bulletins-hebdomadaires-de-veille-sanitaire-internationale-


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